Louise Crivelli, tête chercheuse bordelaise

À tout juste 29 ans, Louise Crivelli vient de recevoir deux prix saluant ses travaux dans la
recherche en onco-génétique, et s’impose comme une des chercheuses de demain.

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Sa vocation, elle la doit à sa professeure de français de seconde :  «Elle aidait les élèves à trouver leur voie, elle m’a présenté une de ses amies psychiatre. J’ai eu le déclic ». Son bac en poche, Louise quitte sa ville natale de Arles pour la fac de médecine de Montpellier. Pour son internat, elle choisit génétique médicale et… Bordeaux : « J’étais attirée par la région, c’est une grande métropole et ses centres hospitaliers proposent une large diversité de stages en génétique médicale ».

L’activité clinique de l’hôpital lui donne des idées, et très vite, un projet de recherche en génétique l’intéresse tout particulièrement. En 2015, Louise prépare un master au laboratoire du professeur Longy à l’Institut Bergonié. Elle se consacre à l’identification des mutations génétiques du syndrome de Cowden. Cette maladie rare provoque un syndrome de prédisposition à certains cancers (sein, tyroïde, rein, colon, peau). Cette recherche a permis d’identifier des mutations importantes des gènes, dont le gène PTEN (censé protéger contre le cancer). Une avancée importante qui permettra à terme une prise en charge précoce et personnalisée, ainsi que des mesures préventives pour lutter contre ces cancers. Doublement récompensée, Louise Crivelli vient de recevoir le prix Hélène Stark 2015, pour ses recherches, et le prix Kerner (Fondation ARC) pour son article de vulgarisation scientifique.

La jeune chercheuse, qui a repris le chemin du service d’oncologie de Bergonié, espère bien reprendre le fil de ses recherches ; « Avoir une activité de recherche, et suivre des consultations, c’est complémentaire, ça donne des idées de projets. La génétique est un secteur particulièrement dynamique ».