Samira Zaryah, défenseuse des valeurs républicaines

Par son travail comme par son engagement associatif, Samira Zaryah défend inlassablement les valeurs républicaines et plus particulièrement la place des femmes.

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Elle a de l’énergie à revendre, un tempérament de feu, une force de conviction exceptionnelle et une intelligence rare. Cette femme qui cumule ses fonctions de directrice du Centre d’animation de Bacalan avec celle de présidente d’ALIFS (Association du Lien Interculturel Familial et Social) et de membre du conseil d’administration de la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) est, dit-elle « une française avant tout ». Une affirmation pas si anodine qu’il n’y paraît. Elle qui renouvelle sa carte de séjour tous les 10 ans se pose en sacrée défenseuse des valeurs de la République et notamment du droit des femmes, sa préoccupation quotidienne, notamment à Bacalan où la proportion de familles monoparentales, de femmes fragilisées ou issues de l’immigration est importante. Les questions qu’elle se pose la guident dans son action au quotidien ; comment les faire accéder au savoir et à la culture ? comment leur redonner confiance ? comment les accompagner vers le droit commun ?

« Nous devons être les garants du droit commun pour toutes les populations. Les principes et les cadres fondateurs de la République ne se discutent pas » affirme Samira Zaryah qui estime qu’en matière de laïcité il ne doit y avoir aucune compromission, aucun petit arrangement ; « quand la laïcité n’est pas respectée, ce sont les femmes les premières victimes ». Elle apprécie à ce titre de travailler au sein d’une structure apolitique et areligieuse dont l’objectif premier est de « redonner confiance aux gens dans leur capacité d’agir ». Samira sait quelque chose de ce besoin de confiance pour grandir. « J’ai la chance d’avoir eu des parents super intelligents qui m’ont dit « ta vie sera ce que tu en feras ». Avec une mère qui était féministe mais qui ne le savait pas, on avait une vraie université à la maison ! ».

Expérience personnelle, engagement professionnel, militantisme associatif, c’est sur ce triptyque que s’appuie Samira pour comprendre le monde et pour agir « une société qui ne rêve pas est une société qui nourrit son propre poison » ajoute-t-elle avant de retrouver sa fourmilière : le centre d’animation de Bacalan. Ici s’activent animateurs et jeunes dans une bonne ambiance car « vivre ensemble, ça ne se décrète pas, ça se travaille ».