« Rouge », quand la toile et la rue se nourrissent mutuellement

Éclectisme
Lorsqu’elle se définit, « Rouge », qui ne livre pas son prénom, commence par ce qu’elle n’est pas : « J’ai des amitiés dans le street art mais pas la même base culturelle, je ne suis pas issue du graffiti, je ne suis pas une performeuse. » Si elle confie bien une passion pour l’espace public, l’art de rue, le muralisme, elle réalise « des fresques murales sans pochoir, qui ne peuvent donc être répétées : des créations uniques, in situ». Ses références sont d’ailleurs aussi éclectiques que pointues: Axel Weid ou Borondo pour la culture graffiti, Gordon Matta- Clark ou Francis Alÿs « pour leur contenu théorique », et les maîtres de la Renaissance, la peinture classique – Géricault notamment.

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Marion Renoux, professeur de danses hybrides

marion_renouxDanseuse depuis ses 20 ans, Marion a grandi par ailleurs dans un univers musical riche. « Je me suis naturellement dirigée vers la danse contemporaine car j’aime les sensations que celles-ci peut procurer. Influencée par l’énergie hip-hop, je me positionne dans un registre transversal». Travaillant aussi bien les émotions corporelles que l’esthétique visuelle, elle est actuellement professeur de danses hybrides – urbain-contemporain – « Je me positionne davantage sur l’envie de transmettre une qualité de danse que de former un corps de danseurs ». En plus de son métier de professeur, elle intervient comme chorégraphe pour de grands événements. Elle participera aux prochains Abylimpics, championnats du monde des métiers des personnes handicapées, les 25 et 26 mars prochains à Bordeaux.

Juliette Brice, une fille en haut de la vague

juliette_briceÀ tout juste 16 ans, Juliette Brice compte déjà à son palmarès une première place au Airwalk Lacanau Pro Junior 2015 et au GromSearch Européenne 2016, et s’offre une place à Hawaii pour la finale mondiale. Il faut dire que Juliette a grandi face à l’océan, sur un surf depuis l’âge de 6 ans. « Le surf, c’est ma passion. Toute ma vie s’organise aujourd’hui autour d’elle. Même si je garde en tête qu’il sera difficile voire impossible d’en vivre». Juliette est donc inscrite en 1er S et compte poursuivre des études secondaires. « En tant que sportive, c’est très difficile de se faire connaître. Les femmes sont malheureusement beaucoup plus médiatisées pour leur physique que pour leurs performances ! Cependant aujourd’hui le niveau féminin explose et certaines filles risquent de bouleverser le système. »

Pauliana Laffabrier, une skateuse pas comme les autres !

pauliana_laffabrierAssistante commerciale dans le négoce du vin à Bordeaux le jour, livreuse à vélo le soir, entraîneuse de skate filles le samedi à Darwin, cette Championne de France en Bowl en 2013 et 2015 et en Rampe en janvier 2016 est une jeune fille incroyable qui arrive à allier travail, passion, engagement associatif et compétitions. Car, en plus de toutes ses activités, elle est la présidente de l’association Move and Skate qui incite les skateuses à se déplacer sur des skateparks de la région. « C’est important de skater sur différents skateparks, de s’y adapter, et de progresser. C’est aussi ça la culture du skateboard ». L’été, elle organise des Girl Skate Camp pour faire évoluer une scène de skate féminine. Le conseil de Pauliana pour réussir : « Se fixer des objectifs, des listes de tricks, s’inspirer de vidéos, persévérer et s’accrocher pour réussir à progresser malgré les chutes et blessures ».

Maryse Tourne, cofondatrice du Cacis

maryse_tourneCo-fondatrice du Cacis (Centre d’Accueil Consultation Information Sexualité), engagée dans la lutte contre le sida avec le collectif Sida 33, elle est, depuis 2009, administratrice de l’association IPPO (Information, Prévention, Proximité, Orientation), l’unique association de la région chargée d’accompagner les personnes en situation de prostitution. Leur équipe de professionnels propose un accompagnement personnalisé sur le long terme, privilégiant le travail de proximité, la création du lien par une écoute et une rencontre d’égal à égal. « J’ai toujours pensé, avant tout, que je rencontrais une personne avec son histoire de vie, parfois douloureuse, et que cette personne avait en elle des ressources, des capacités de se reconstruire, même s’il lui faudrait du temps pour écrire une nouvelle page de sa vie ». Pour maintenir le lien la nuit, l’antenne mobile parcourt deux fois par semaine les lieux de prostitution identifiés pour parler prévention, grossesse, nouer un premier contact et envisager de nouvelles perspectives.